6 km après tamri (célèbre pour ces bananeraies), une petite route sur la gauche, étroite mais fort bien revêtue, conduit au petit port de pêche d’imsouane à travers un paysage vallonné. au bout de quelques kilomètres, la route, tracée en corniche, domine la mer à environ 300 m d’altitude, offrant au regard l’océan et la cote entre la pointe imsouane et le cap rhir. de là, on a une très jolie vue sur la baie et les flots tumultueux de l’atlantique. au débouché de l’étroite vallée d’imoucha se profilent les marabouts de tildi ; sur l’autre versant, on aperçoit le gouffre d’agadir imoucha. a l’arrière se pressent les premiers contreforts de l’atlas, couverts d’une foret claire d’arganiers. au bout de la route, le petit village de pêcheurs d’imsouane offre le spectacle de ses barques bleues échouées sur la plage, serrées au pied des humbles maisons, attendant qu’à l’aube les pêcheurs viennent les prendre sur leurs épaules pour les porter au bord de l’eau, guettant la vague qui leur permettra d’embarquer à destination de leur lieu de pêche. mais ce village, devenu une destination appréciée des surfeurs, pourrait perdre à terme une partie de son caractère : il a en effet été choisi pour y établir deux unités de pêche ultramodernes, financées par le japon dans le cadre de sa coopération avec le maroc et, surtout, les travaux de voirie en cours laissent supposer l’implantation à plus ou moins court terme d’une station balnéaire. |