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Trottoirs complètement squattés par les cafetiers: Les piétons sur la chaussée à leurs risques et périls.

Terrasse café Le développement que connaît la ville notamment en matière d’urbanisme n’est accompagné dans plusieurs zones de la ville que par la prolifération des cafés avec deux ou trois rangées sur les trottoirs. Ce phénomène, qui dérange les habitants de la métropole, n’inquiète pas les décideurs du Conseil de la ville ayant la charge de la gestion de ces espaces publics.

Le constat est le même dans plusieurs quartiers de la capitale économique du pays. Les piétons se trouvent obligés d’affronter les risques de la chaussée pour pouvoir continuer leur chemin. Les trottoirs sont complètement squattés par les cafetiers qui se permettent d’y aligner deux ou trois rangées de tables et de chaises. Comment un piéton notamment une femme accompagnant ses enfants puisse-t-elle traverser cette zone ? La même question se pose encore avec acuité pour une personne handicapée à bord de sa chaise roulante.

Au quartier El Oulfa dans la préfecture de l’arrondissement de Hay Hassani, ces cafés poussent comme des champignons. Sur le boulevard Al Fida, l’espace public est partagé entre ces cafetiers et les marchands ambulants. Dans les parages du marché de Hay Hassani, c’est la débandade totale. Ces zones se transforment durant les après-midi en un boucan d’enfer par les klaxons des automobilistes et les cris des marchands ambulants ainsi que les vendeurs de cigarettes au détail qui visitent les lieux harcelant les clients. La ville, poumon économique du pays, plonge ainsi dans l’anarchie. Celle-ci est mise à profita par des pickpockets et des malfaiteurs qui dérobent les contenus des coffres des voitures stationnées sur la chaussée.

Au début de l’année 2002, rappelle-t-on, l’ancien wali de la wilaya de Casablanca Driss Benhima avait lancé une large campagne contre l’occupation illégale de l’espace public. Cette campagne avait permis à la ville de récupérer plusieurs espaces, ô combien indispensables dans une ville de plus en plus urbanisée et de plus en plus polluée. Aujourd’hui, ce phénomène, qui provoque de sérieux dérangements pour les habitants de la ville, n’inquiète pas les responsables de la métropole ayant la charge de la gestion de ces espaces publics. Plus grave, l’espace public est exploité par les décideurs du Conseil de la ville à des fins purement électorales.

Un propriétaire de café, capable d’attirer des voix lors des élections pour tel ou tel membre du Conseil de la ville, se voit attribué sans aucun problème une autorisation d’exploitation d’espace public. La formule s’inscrit dans la politique de «partage de privilèges» des décideurs de l’actuel Conseil de la ville. Il faut dire que cette question d’occupation illégale de l’espace public a refait surface ces derniers temps dans plusieurs zones de la métropole.

L’expansion de l’urbanisme que connaît la ville n’est accompagnée dans certaines zones que par la prolifération des cafés installant deux ou trois rangées de tables et de chaises sur les trottoirs provoquant ainsi de sérieux dérangements pour les piétons. Et dans des quartiers populaires de la périphérie, certains cafés se sont transformés en véritables lieux de débauche à cause notamment de la consommation de la drogue.

Source: Al Bayane
Le: 08/07/08

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