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Taux d'intérêt au Maroc: La baisse ne serait pas à l'ordre du jour en 2009
Taux d'interet au maroc

Avec plus d'un million de besoins en logements, promoteurs immobiliers et banquiers estiment que les perspectives de croissance du secteur sont assez favorables.

D'après certains d'entre eux, si les transactions immobilières en 2008 ont accusé une baisse sensible, il est important de préciser que l'activité du secteur en 2007 a été tellement forte, en volume et en valeurs absolues, et que l'activité 2008 reste finalement assez importante. En effet, les demandes de financement demeurent très appréciables et continuent de générer une forte activité au sein des établissements de crédit et un rythme de transactions immobilières non négligeable. Le spectre de la crise des «subprimes» aux USA a pu, à un moment donné, susciter certaines appréhensions chez les divers acteurs voire chez les acquéreurs. Mais rapidement, on s'est rendu compte que le Maroc n'a pas de relation directe avec les «subprimes» et que les conséquences ne peuvent être que négligeables, car purement psychologiques.

Selon les acteurs du secteur, le marché de l'immobilier au Maroc suffisamment riche en potentialités pour pouvoir drainer encore davantage d'investisseurs locaux et étrangers et initier d'autres programmes immobiliers sans aucune crainte. Eu égard à l'importance du déficit en logements et de l'attrait du produit Maroc à l'étranger, les spécialistes s'accordent à dire que le secteur regorge encore de richesses à terme pour 10 à 15 ans.

En conséquence, toute variation cyclique à la baisse à court terme (d'une année sur une autre) ne saurait être considérée comme réellement significative. Qu'en est-il des taux pratiqués ? Globalement, la baisse des taux du crédit logement observée depuis déjà plusieurs années a été la conséquence directe d'un marché monétaire caractérisé par des surliquidités abondantes, des taux de placement de moins en moins attractifs pour les investisseurs et d'un marché du crédit immobilier en pleine expansion. S'y ajoutent un intérêt grandissant des banques pour le crédit logement et des mesures incitatives octroyées par l'Etat.

Autant de facteurs qui -ont permis aux organismes de crédit de s'intéresser davantage au financement de l'immobilier et d'accorder plus d'attention aux crédits sociaux (FOGARIM, HBM…). Pour les taux variables, il est à préciser que leurs révisions sont arrêtées périodiquement par Bank Al-Maghrib selon les règles habituelles (indexation sur les adjudications des Bons du Trésor à 10 et 15 ans qui, pour l'instant, ne subissent pas de pressions significatives pour motiver des corrections à la hausse.).

Avec la disparition des surliquidités chroniques qui caractérisaient le marché monétaire en 2007, une telle tendance à la baisse ne serait pas à l'ordre du jour en 2009. Pour rappel, avant le début de l'année 2008, les rumeurs allaient bon train et projetaient d'importantes augmentations de taux pour le premier semestre 2008. En réalité, pour les durées les plus demandées (plus de 7 ans), les taux n'ont pas subi de changement ; en revanche pour les durées inférieures à 7 ans, les taux de base ont supporté une augmentation non négligeable d'environ 0,75%. Pour le second trimestre de cette année, les variations ont été négligeables.

Cette semaine, le marché connaîtra une chute de près de 3 MMDHS au titre de la paie des fonctionnaires compensée par une sortie de 2 MMDSH au titre de l'adjudication de cette semaine. Dans un contexte de Réserve monétaire surconstituée et en début de période, les taux interbancaires se maintiendront dans un intervalle entre 3,50 et 3,60% et le taux repos aux alentours de 3,50%. Compte tenu de la liquidité existante sur le marché, la demande sur le court terme devrait, selon le weekly taux d'Attijariwafa bank, augmenter marquant à la baisse les taux courts. BAM a opté pour une révision du taux de la réserve monétaire pour la première fois depuis 2003 pour pallier le déficit de liquidité qui caractérisait le marché monétaire tout au long de l'année 2008. Le taux est dorénavant à 12% contre 15% précédemment. Dans l'attente d'une matérialisation des risques baissiers, BAM a préféré maintenir son taux directeur à 3,50% pour poursuivre le processus de maîtrise de l'inflation.

Source: Le Matin
Le: 31/12/08

 
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