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Coup d'Etat en Mauritanie !
Mauritanie Un groupe de généraux en Mauritanie retient le Premier ministre Yahya Ould Ahmed Waghf et le président mauritanien Sidi Ould Cheikh Abdallahi. Depuis la présidence à Nouakchott, la fille du président mauritanien, Sidi Ould Cheikh Abdallahi, a confirmé l'arrestation de son père en dénonçant un «coup d'Etat en bonne et due forme», dans un entretien à la radio RFI.

Amal Mint Cheikh Abdallahi a précisé que la présidence était toujours occupée par des hommes en armes. «Devant le salon, notre cuisine, il y a des sentinelles armées», a-t-elle indiqué, précisant n'avoir pas entendu de coups de feu lors de l'opération. «Je ne peux pas sortir de la résidence. La ligne du standard a été coupée», a-t-elle encore dit.

La radio et la télévision nationales mauritaniennes ont d'ailleurs cessé d'émettre. Des militaires auraient semble-t-il chassé le personnel, selon des témoins, qui ont également fait état de mouvements de troupes dans la capitale Nouakchott.

Les putschistes, organisés en «conseil d'Etat» dirigé par le général Mohamed Ould Abdel Aliz, ont annulé les dernières nominations au sein de l'armée décidées par le président Sidi Ould Cheikh Abdallahi, selon un communiqué du ministre de la Communication.

Selon les observateurs, un changement à la tête de l'armée aurait mis le feu aux poudres. Le président mauritanien a procédé mercredi à des changements à la tête de l'armée, de la gendarmerie et de la garde nationale marqués par le départ de généraux accusés d'être derrière la crise politique en Mauritanie. Selon un décret lu mercredi matin sur la radio nationale, le colonel Abdarrahmane Ould Boubacar a été nommé chef d'état-major de l'armée et le colonel Mohamed Ahmed Ould Ismail chef d'état-major particulier du président mauritanien.

Ces deux colonels devaient remplacer respectivement les généraux Ould Cheikh Mohamed Ahmed et Mohamed Ould Abdel Aziz, deux membres du conseil militaire de transition qui avaient conduit de 2005 à 2007 la transition démocratique en Mauritanie. Selon les observateurs, les généraux Ould Cheikh Mohamed Ahmed et Ould Abdel Aziz sont accusés d'être derrière la fronde des députés et sénateurs qui ont claqué la porte du parti au pouvoir lundi.
Un groupe de 25 députés et 23 sénateurs avaient annoncé lundi leur démission collective du Pacte national pour la démocratie et le développement (PNDD), la formation présidentielle.

Source: leparisien.fr
Le: 06/08/08
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