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La grève dans les transports diversement suivie : Code de la route : Branle-bas de combat
Taxi au marocAlors que le projet du code de la route est encore sous la loupe des Conseillers, les transporteurs routiers et les chauffeurs de taxis protestent. Le ministère de tutelle assure qu’aucune raison ne justifie aujourd’hui ce mouvement de protestation qui a paralysé plusieurs secteurs d’activité et provoqué des désagrégements pour les usagers des taxis, notamment dans les grandes villes.

Le projet de code de la route qui, après plus de deux ans de débat, a fini par être amendé et adopté par la première Chambre le 19 janvier 2009, suscite aujourd’hui la colère des transporteurs qui ont décidé d’observer un mouvement de protestation qui perdure depuis lundi 6 avril. Le nouveau code, actuellement en étude chez les conseillers, est rejeté par les représentations syndicales en grève pour plusieurs raisons. Notamment celles liés aux plafonds des amendes, au volet des peines privatives de liberté et celui du permis à points. La formation et le port de la ceinture de sécurité posent également problème.

Ces différents points ne justifient pas pour autant l’attitude des transporteurs, estime le ministère de tutelle. Le même constat est fait par la Fédération nationale des transporteurs routiers du Maroc qui qualifie «d’inopportun» le moment choisi pour observer le débrayage.
Dans un communiqué, le département de Karim Ghellab assure «qu’aucune raison objective ne justifie le mouvement de grève dans le secteur des transports d’autant plus que… le projet en question est encore à l’étude à la Chambre des conseillers». Le ministère précise par ailleurs que la version actuelle du projet englobe tous les amendements qui ont été décidés lors du dernier round de négociation du dialogue social avec les représentations de la profession (62 représentations syndicales) qui a duré de mars à juin 2007.
Le communiqué explique, par ailleurs, que le souci qui prévaut aujourd’hui du côté de l’Exécutif est de respecter les engagements pris par le passé et d’introduire tous les amendements (plus de 275 amendements) conclus dans le cadre de l’accord avec le gouvernement et les représentants du secteur des transports.

Pour rappel, les modifications introduites au nouveau code de la route portent essentiellement sur la définition des conditions qui doivent prévaloir à tout acte de retrait et de délivrance du permis de conduire. Elle consacre également la détermination de l’agent verbalisateur lequel doit porter d’une plaque d’immatriculation et être agent de la circulation (ceinture de couleur blanche) ou gendarme. Dorénavant, seul cet agent sera habilité à arrêter le chauffeur et, le cas échéant, le verbaliser ou lui retirer le permis de conduire et non pas n’importe quel policier.
La nouvelle version accorde également la possibilité au conducteur de contester l’acte policier et lui donne le droit de recourir à la justice en cas de contestation.

Parmi les innovations en faveur des conducteurs, il y a lieu de citer que le retrait du permis de conduire pour les poids lourds est soumis à cinq cas préalablement déterminés. D’autres points non moins importants figurent à l’ordre du jour, notamment la formation, la gestion des agréments et le système du permis à points considéré comme une évolution à même de mettre de l’ordre dans une profession qualifiée d’anarchique…!

Source: Albayane
Par: Fayrouz El Mouden
Le: 10/04/09
 
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