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Les réformes entreprises par le gouvernement ont permis au Maroc d'absorber le choc de la flambée des prix.
economie au maroc Les réformes initiées par le gouvernement marocain ont renforcé l'économie du pays et permis d'absorber le choc engendré par la flambée des cours des produits énergétiques et céréaliers, écrit jeudi le quotidien britannique des milieux d'affaires, The Financial Times, citant des hommes d'affaires et des experts.

Dans un article intitulé "le Maroc procède à un réglage des moteurs de croissance", le journal note que le Maroc devra réaliser un taux de croissance de 6,5 pc cette année contre 2,7 pc l'année dernière grâce à une bonne année agricole.

La publication souligne, dans ce sens, l'important rôle que joue le secteur agricole au sein de l'économie marocaine, précisant que ce secteur contribue à hauteur de 15 pc au Produit Intérieur Brut (PIB) et emploie près de 40 pc de la main d'Âœuvre.

Le Maroc a réussi à maintenir sa stabilité économique malgré l'inflation que connaît l'économie mondiale, observe le Financial Times, soulignant que la stratégie mise en oeuvre par le gouvernement marocain consiste à trouver de nouveaux moteurs de croissance économique autres que le secteur agricole.

"Les chiffres de cette année montrent certainement une très grande résilience de l'économie marocaine dans un contexte d'agitation internationale", déclare Mme Françoise Clotte, chef du bureau de la Banque mondiale au Maroc. La bonne performance de l'économie marocaine est à mettre à l'actif de la croissance des revenus en-dehors du secteur agricole qui ont permis au gouvernement d'augmenter les subventions aux produits alimentaires et énergétiques, poursuit le journal britannique, soulignant l'important résultat réalisé par le Maroc, à savoir de maintenir le déficit aux alentours des 3 pc, un taux jugé faible dans la région. Et le journal de faire remarquer que les recettes de la communauté marocaine établie à l'étranger, en majorité en Europe, ont augmenté de 5 pc durant le premier semestre de 2008 pour atteindre 3,5 milliards de dollars.

Les revenus du secteur du tourisme ont également augmenté durant la même période, relève le Financial Times, qui cite également une hausse de 70 pc des recettes de la taxe sur les sociétés grâce au renforcement des flux d'investissements et à l'amélioration du système de collecte des taxes. Un banquier marocain, cité par le journal, a souligné que l'économie marocaine a commencé à réaliser de bons résultats, fruits de la croissance des investissements publics dans le domaine des infrastructures et privés dans les secteurs de l'immobilier et du tourisme.

La forte croissance du secteur du bâtiment, encouragée par la mise en Âœuvre d'un vaste programme de travaux publics, a permis de ramener le taux de chômage de 11,4 pc en 2003 à 9,1 pc, souligne encore le Financial Times, relevant que le Maroc poursuit ses efforts de promotion de l'investissement dans des secteurs comme l'industrie automobile, l'offshoring, l'agro-alimentaire et l'industrie électronique.
Ces investissements ont déjà commencé à apporter leurs fruits, indique la publication londonienne, rappelant que le montant des investissements étrangers au Maroc a augmenté de 500 millions de dollars seulement en 2002 à 3 milliards de dollars en 2007.

L'investissement le plus important reste celui réalisé par la compagnie Renault qui a injecté 1 milliard de dollars dans un projet dans la région de Tanger visant à construire sa plus grande usine en Afrique pour la fabrication de voitures destinées à l'exportation vers des pays émergents, ajoute le quotidien, soulignant que le constructeur français a été attiré par le port Tanger-Med, qui sera le plus grand port dans toute la région méditerranéenne.

Par ailleurs, le Financial Times relève que le programme de subventions reste un problème que le gouvernement se doit de régler. Ce programme n'offre pas de solutions à long terme aux problèmes économiques du Maroc, indique le quotidien, rappelant que le Fonds Monétaire International (IMF) avait recommandé une meilleure gestion des subventions afin de permettre au gouvernement de s'attaquer à ses priorités économiques.

"Même si personne ne s'attend à une solution imminente à la problématique des subventions, les ministres (marocains) ont au moins commencé à parler ouvertement au sujet de la restructuration de ce système, chose que les observateurs qualifient de première au Maroc", conclut le quotidien des milieux d'affaires britanniques.

Source: MAP
Le: 03/10/08
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