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Forte croissance des crédits bancaires au Maroc.
Banque du maghreb Tous les indicateurs d'activité des banques marocaines ont connu une tendance haussière au cours de la période 2002-2007. En attestent trois séries d'indices.

D'une part, les indicateurs de rentabilité ont connu le même sort durant la même période à l'exception de l'année 2003 durant laquelle les banques ont affiché des pertes atteignant 550 MDH. L'année 2007 a aussi été exceptionnelle mais cette fois-ci dans le sens positif. Durant cette année, les banques ont accumulé des bénéfices nets de l'ordre de 9 MMDH. Dans le même ordre d'idées, le total bilan des banques marocaines a confirmé son trend haussier, en passant de 461 MMDH en 2005 à 540 MMDH en 2006, puis à 657 MMDH en 2007. Le CMC note que le résultat net des banques, en ressortant à 9 MMDH, a marqué une hausse de 34,3%, et a contribué à améliorer la rentabilité des actifs (ROA) à 1,5%, contre seulement 1,3% à fin 2006 et celle des fonds propres (ROE) à 20,6% contre 17,4% en fin de l'année précédente. Cette évolution, bien que le profil global cache de profondes disparités d'une banque à l'autre, s'est nettement confortée depuis le début de cette année. Les crédits bancaires, toutes catégories confondues, se maintiennent toujours sur un sentier de forte croissance, malgré un léger ralentissement observé au deuxième trimestre 2008.

Globalement, la tendance générale a été marquée, d'une part, par un bon comportement des crédits à l'immobilier et à la consommation et, d'autre part, par un léger repli du risque encouru. Amorcé à la deuxième moitié de l'année 2006, le cycle de forte croissance des crédits de trésorerie s'est poursuivi jusqu'au début de l'année 2008, stimulé par les difficultés ponctuelles de trésorerie des entreprises et les besoins pour les fonds de roulement. Au deuxième trimestre 2008, ces types de crédits ont nettement ralenti. Corrigés des variations saisonnières, les crédits nets n'ont progressé que de 2,4% au deuxième trimestre 2008, après 5,6% au premier trimestre. Les crédits à l'équipement se sont accrus, tout en accompagnant le rythme des investissements au niveau national.

L'ampleur du rythme consistant a débuté dès le troisième trimestre 2006 et se poursuit au cours de l'année 2008. Toutefois, l'encours de ces types de crédits a ralenti à 4,1% au deuxième trimestre, contre 9,5% au premier trimestre 2008. Quoiqu'en constante évolution à la hausse, la croissance de grande ampleur des crédits immobiliers n'est amorcée qu'au début 2007, en enregistrant des rythmes particulièrement élevés. Ces types de crédits poursuivent leur ascension, parallèlement au dynamisme soutenu du secteur immobilier. La progression trimestrielle s'est située à 10,8% en données corrigées des variations saisonnières, au lieu de 7,1% un trimestre auparavant. A partir du troisième trimestre 2006, les crédits à la consommation ne cessent d'enregistrer de forts taux de croissance, stimulés par la baisse des taux d'intérêts et la hausse de la demande des ménages pour ces types de crédits. Les crédits à la consommation continuent d'évoluer à un rythme ascendant, l'encours a marqué un taux de croissance trimestriel de 7,4%, après 8,6% un trimestre plus tôt.

Source: Le Matin
Le: 07/08/08
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