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Belliraj a rencontré Ayman al-Zawahiri en Afghanistan en 2001, La Sûreté belge “placée dans le collimateur”.

Réseau BellirajAlors que dans le cadre de la coopération policière internationale, des enquêteurs de la police belge sont arrivés, lundi à Casablanca, pour s’entretenir avec leurs homologues marocains dans le cadre du démantèlement du réseau “Belliraj”, le le journal néerlandophone De Morgen faisait état hier d’une rencontre, en 2001, entre le chef du réseau, Abdelkader Belliraj, et le numéro deux d’Al Qaida Ayman Al-Zawahiri “qui lui avait confié des missions”.

Le journal rappelle que Belliraj travaillait déjà à l’époque pour la Sûreté de l’Etat belge et qu’il n’était pas rémunéré à l’information ni au résultat ponctuel, mais de façon répétée et très régulière par des salaires quasi mensualisés.

Le quotidien flamand qui estime qu’il s’agit là de la plus grande affaire de terrorisme que connaît la Belgique, indique aussi que ce dernier est également soupçonné d’exercer pour le compte d’autres services étrangers, notamment la DGSE et la CIA.

L’affaire Belliraj n’a par ailleurs pas manqué de causer des dommages collatéraux et la révélation selon laquelle Abdelkader Belliraj était un informateur de la Sûreté a eu pour effet de placer cette dernière dans le collimateur, écrit mardi le quotidien “La Libre Belgique”.

Dans un article sous le titre “Belliraj et les dossiers collatéraux”, le journal souligne que les fuites selon lesquelles ce chef terroriste travaillait pour la Sûreté a eu pour résultat notamment le fait que la Sûreté “passe par un machin un peu stupide, incapable de gérer des informateurs et des informations, puisqu’elle aurait rémunéré Belliraj pendant des années en ignorant que c’était un tueur, un terroriste. Elle ne discernerait donc même pas le bout de son nez”.

Et le journal d’ajouter que “larguer en public son statut d’informateur ne pouvait servir aucune enquête, mais bien nuire fortement, par un amalgame basique, à l’image de la Sûreté”, rappelant que depuis le déclenchement d’une alerte terroriste à Bruxelles, le 21 décembre dernier, l’ambiance est loin d’être au beau fixe au sein de la police fédérale antiterroriste et entre celle-ci et la Sûreté.


Source: L'opinion
Le : 06/03/08

 

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