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Les secteurs qui recrutent au Maroc
recrutement marocC’est en cette période de l’année que les chercheurs d’emploi, y compris les nouveaux diplômés, commencent à envoyer leur CV. Il est vrai que le marché ne se porte pas très bien. La croissance réalisée reste trop faible et trop pauvre en contenu d’emploi (4,4% en 2013, près de 2,5% prévus en 2014 et 3,7% pour 2015, selon le HCP). Entre le 2e trimestre 2013 et celui de 2014, 65.000 nouveaux demandeurs d’emploi ont débarqué sur le marché, alors que seulement 39.000 postes ont été créés. «2014 est une année très moyenne, cela fait près de deux ans que le marché stagne», témoigne Essaïd Bellal, DG du cabinet Diorh, conseil en RH, formation et recrutement.
Mais dans cette morosité, quelques secteurs se distinguent par leur dynamisme. C’est le cas de l’automobile, aujourd’hui en pleine ébullition. Grâce à l’implantation en 2012 de l’usine Renault à Tanger Med et au développement d’un écosystème qui gravite autour de l’opérateur, la production ne cesse de grimper. «Dans les prochains mois, des augmentations de capacité seront réalisées par les industriels, ce qui nécessitera encore plus de bras», confie Abdelaziz Meftah, directeur de l’Association marocaine pour l’industrie et le commerce de l’automobile (Amica). Depuis le mois de juin, les ingénieurs, notamment en développement, les techniciens, les opérateurs de câblage et les opérateurs de qualité sont les plus demandés. Les industriels sont également à la recherche de candidats spécialisés en plasturgie, à la fois dans le développement et la production, et de profils de middle management.
Pour l’heure, l’automobile peine à trouver suffisamment de ressources qualifiées. Mais avec l’ouverture prochaine de deux nouveaux instituts spécialisés à Kénitra et à Tanger, qui se rajouteront à celui de Casablanca et celui de l’usine Renault, le problème serait résolu pour les prochaines années.
Le secteur qui employait en 2010 près de 65.000 personnes en fait travailler actuellement quelque 85.000.
Les professionnels prévoient un chiffre d’affaire de 35 milliards de DH en 2014, soit +18% sur un an. «C’est une tendance historique que nous vivons, les exportations automobiles ont dépassé pour la première fois celle des phosphates durant les sept premiers mois de 2014, après avoir doublé le textile l’an passé», se réjouit Meftah.
L’aéronautique aussi s’inscrit sur un trend haussier. «La conjoncture du transport aérien est très favorable, les carnets de commandes sont pleins. Nous prévoyons une croissance de l’ordre de 5% par an sur les dix ans à venir. Pour le Maroc la progression se situera autour de 15% par an», relève Hamid Benbrahim El Andaloussi, président du Groupement des industries marocaines aéronautiques et spatiales (Gimas). Ce cercle vertueux n’est donc pas près de s’arrêter. L’aéronautique se fixe comme objectif d’employer 20.000 personnes d’ici 2020, contre environ 11.000 aujourd’hui, soit un potentiel de 1.500 nouveaux postes à créer chaque année. Pour accompagner le développement du secteur, les industriels forment eux même les profils à haut potentiel. «La composante de base, formée d’ouvriers qualifiés qui représentent 70 à 75% des besoins, est assurée par l’Institut des métiers aéronautiques», précise Andaloussi. L’IMA, qui est géré par les industriels eux-mêmes, compte d’ailleurs doubler sa capacité en passant de 500 jeunes formés par an à près de 1.200. De nouvelles filières seront également lancées.
Entre le deuxième trimestre 2013 et celui de 2014, les services ont tourné au ralenti. Ils n’ont permis de créer que 43.000 emplois, soit deux fois moins que la moyenne des trois précédentes années. Mais ce n’est pas le cas de l’offshoring qui reprend des couleurs, avec la création de 3.000 à 5.000 postes prévus au terme de 2014, uniquement sur le segment des centres d’appels. «L’année 2013 a été la première année d’évolution négative, avec un recul de 2,7%. Nous devrions renouer avec la croissance dès cette année, avec un rythme de l’ordre de 5%, qui sera dépassé en 2015», prévoit Youssef Chraïbi, président de l’Association marocain de la relation client (AMRC). L’arrivée en 2013 de l’opérateur Free avait secoué le marché du mobile en France, ce qui a poussé ses concurrents à opter pour des offres «low cost», sans service clients. «Une chute brutale des flux en a résulté, dont une part importante est externalisée au Maroc», explique Chraïbi. Mais aujourd’hui, la tempête est passée. Au total, la branche emploi près de 70.000 personnes.
Autre secteur qui commence à voir le bout du tunnel, l’électronique. Après trois années difficiles, l’activité qui réalise un peu plus de 5 milliards de DH à l’export (voir illustration), remonte la pente, tirée par l’aéronautique qu’elle fournit en composants. «Les recrutements ont repris en 2014. Ils progresseront de 10 à 15% cette année. 2015 sera également bonne», pronostique Hassan Zine El Abidine, SG de l’Association de l’électronique (Asel).
Les métiers mondiaux affichent globalement une santé plutôt robuste, à deux exceptions près, le textile et l’agroalimentaire qui arrivent à peine à maintenir leur activité.
Le tourisme, quant à lui, malgré le manque criant de ressources qualifiées, continue à recruter. En ce moment, avec le développement des plateformes électroniques des hôtels, une bonne partie des offres concerne le e-commerce. Les commerciaux sont également très demandés, de même que le personnel de restauration.
Avec la mise en place de 200.000 nouveaux lits en 2020, le secteur qui assure plus de 500.000 emplois directs, devrait en créer 470.000 à échéance.

Source: L'économiste
Le: 17/09/2014

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