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Baisse des prix du médicament au Maroc
pharmacieLe décret introduit de nouvelles modalités de fixation des prix et réaménage la marge des pharmaciens. Les professionnels ont six mois à compter de la publication du texte au BO pour écouler leurs stocks et procéder aux opérations de ré-étiquetage. 700 à 800 produits sont concernés par cette deuxième baisse des prix.

Le décret fixant les nouvelles modalités de détermination du prix des médicaments a été adopté le 13 décembre en conseil de gouvernement. Au grand soulagement des pharmaciens d’officine qui ont poursuivi leur mouvement de lobbying jusqu’au bout puisqu’ils ont publié, le 11 décembre, un communiqué réclamant la sortie en urgence du décret. La nouvelle réglementation entrera en vigueur dès sa publication au Bulletin officiel. Mais le lissage des prix doit se faire, selon le ministère de la santé, dans un délai de six mois, soit d’ici fin juin 2014, accordé aux professionnels pour écouler leurs stocks et procéder aux opérations de ré-étiquetage des emballages. Toujours selon le département de El Hossein El Ouardi, 700 à 800 médicaments verront leur prix baisser. Il s’agit, notons-le, de la deuxième baisse enregistrée entre 2012-2013. Pour rappel, une liste de 1200 produits avait été retenue en 2012 mais seulement un lot de 320 a été touché. Pour le reste, le ministère avait conditionné la révision des prix par la détermination d’un nouveau mode de calcul du prix basé sur un comparatif avec les prix dans un échantillon de plusieurs pays dont la France, l’Espagne, la Tunisie, l’Arabie Saoudite, etc.

Avec l’adoption du décret, le ministère de la santé boucle un des dossiers chauds du secteur. Mais la validation par le conseil du gouvernement n’a pas fait que des heureux. Car si les pharmaciens d’officine ont applaudi la décision gouvernementale, les industriels pharmaceutiques restent, quant à eux, critiques et sceptiques quant à son impact sur leur activité.

La Fédération nationale des syndicats des pharmaciens du Maroc (FNSPM), regroupant les 52 syndicats régionaux, estime, dans son communiqué, que le nouveau cadre légal mettra fin à l’anarchie qui règne jusqu’à présent vu que les prix sont régis par un arrêté datant de 1969. Ce texte ne fait, rappelons-le, aucune distinction entre les génériques, les princeps et les produits importés. Il retenait le prix de fabrication hors taxe (PFHT) auquel s’appliquait la marge des pharmaciens et des grossistes.

La marge des pharmaciens sur les produits dépassant 300 DH augmentée de 4 points

«Jusqu’ici, il y avait un manque total de transparence puisqu’il n’y avait aucune distinction entre les différents types de médicaments, et parce que les industriels ne respectaient pas les dispositions de l’article 129 de l’arrêté de 1969 qui stipulent que le médicament ne doit pas être plus cher que le prix grossiste hors taxe dans le pays producteur. Or, chez nous, le PPM dépasse largement ce niveau et reste figé pendant vingt ans et plus même si le pays producteur opère une baisse du prix», explique la FNSPM qui estime que le nouveau texte mettra de l’ordre dans le secteur et en particulier dans le circuit de distribution puisqu’il revoit aussi la marge des pharmaciens d’officine. Cette marge est augmentée de 4 points et passe donc de 30 à 34% pour les produits coûtant plus de 300 DH. Pour les médicaments dont le prix est inférieur à 300 DH (90% des spécialités commercialisées sur le marché), la marge ne changera pas. Ce qui fait dire aux pharmaciens d’officine que l’impact de la révision de la marge ne sera pas très important.

Les industriels réclament des mesures d’accompagnement

Le groupement des filiales marocaines des multinationales pharmaceutiques, Maroc Innovation Santé (MIS), est d’accord sur le principe de la baisse des prix afin de garantir l’accessibilité des citoyens aux médicaments, mais veut qu’elle soit «accompagnée de certaines mesures comme cela se fait dans les autres pays», expliquent ses responsables qui revendiquent une «fixation des prix intelligente». Ce qui ne semble pas être, selon leur avis, le cas présentement. «Nous pensons que les autorités ont agi rapidement, ce qui a abouti à faire payer par les industriels la marge supplémentaire accordée aux pharmaciens».

Les industriels recommandent une rémunération à l’acte des pharmaciens. C’est-à-dire que le pharmacien sera payé sur chaque ordonnance délivrée. D’autre part, pour une meilleure accessibilité aux médicaments, ils recommandent aussi l’extension de la liste des médicaments remboursables. Pour le MIS, l’entrée en vigueur du décret se traduira par une perte de 15% de leur chiffre d’affaires. Ce que réfutent les syndicats des pharmaciens qui soulignent qu’«il y aura un seul impact pour les industriels : celui de la restriction de leur budget promotion qui est déjà énorme et représente 12% du chiffre d’affaires». Parlant de leur cas, les officinaux pensent que l’assainissement du circuit de distribution permettra aux pharmaciens en difficulté de sortir la tête de l’eau. Selon la fédération, 30% des 12 000 pharmaciens en exercice sont aujourd’hui en faillite. Alors que 30% seulement ont un bilan équilibré.

Source: La Vie éco par Aziza Belouas
Le: 23/12/2013

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