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Bientôt au Maroc arrêt définitif des importations des pièces détachées d'occasion
pièces détachées au marocTrès sérieusement secoués par la concurrence du circuit informel et le niveau élevé des droits de douane, les importateurs et distributeurs de pièces de rechange d’occasion risquent maintenant l’arrêt définitif de leur activité. A en croire des sources bien renseignées, le ministère du commerce et de l’industrie marocain est très avancé dans la réflexion pour interdire dans le court terme l’importation des pièces détachées auto dite de récupération. Une étude sur l’impact social de cette éventualité sur les importateurs structurés du secteur, estimés à 3000, sera bientôt bouclée. «En moyenne, chaque commerce emploie 4 à 5 personnes. Du coup, ce sont environ 15 000 personnes qui seraient directement concernées», évalue un importateur de moteurs diesel d’occasion exerçant à Casablanca.

Il est clair que les pièces détachées de récupération soulèvent la question de la sécurité sur les routes. A cela s’ajoute le souci environnemental : ces pièces contiennent des matières dangereuses dont la circulation est interdite, et qui sont connues pour être des polluants nocifs. «Normalement, le Maroc ne devrait pas importer des pièces de récupération déjà usées. Mais face à l’absence d’une législation interdisant cela, des normes de plus en plus rigoureuses sont instaurées. A terme, l’on s’achemine vers l’interdiction définitive de l’importation de ces articles», confirme Hakim Abdelmoumen, président de l’Association marocaine de l’industrie et du commerce de l’automobile (Amica).

Sur le terrain, l’ensemble des importations de pièces de rechange d’occasion opérées récemment est systématiquement bloqué aux ports, en attendant les résultats des tests techniques sur des échantillons prélevés, notamment les tests des filtres, de l’huile et des émissions, indique M. Abdelmoumen. Et d’ajouter qu’«à travers la multiplication des normes d’accès, nous voulons nous assurer du niveau de sécurité des pièces et du respect de l’environnement».

Le contrôle est plus sévère

Du côté des importateurs, le discours est sans ambages. Les plus structurés d’entre eux affirment que les pièces qu’ils importent sont dépolluées et souvent conformes aux exigences de l’Union européenne, connues pour être plus strictes que les normes marocaines. Par ailleurs, ils trouvent du mal à justifier les niveaux «anormalement élevés» des droits qui leur sont appliqués. «Pour un conteneur de 150 000 DH, je me vois obligé d’acquitter 250 000 DH de droits de douane, 30 000 DH de frais portuaires, et 4 500 DH pour le transitaire», s’exclame le propriétaire de SPDO, un des grands importateurs du secteur. De plus, les services douaniers n’acceptent plus le certificat d’origine (EUR1) qui permet aux importateurs de bénéficier de réductions douanières sur la marchandise en provenance de l’Union européenne vu que l’origine des pièces détachées n’est pas aisément identifiable, notamment pour des pièces de rechange issues de véhicules en circulation dans des pays différents.

Aussi, les opérateurs pointent-ils du doigt le circuit informel essentiellement constitué d’agents qui exploitent de petits camions et s’activent à Tanger pour ramener des pièces d’occasion de l’Espagne et de l’Italie. «Ces gens opèrent dans l’illégalité et profitent de contrôles légers et de procédures pas très regardantes au niveau de Tanger Med», explique le propriétaire de SPDO. Tout ceci a fait en sorte que plusieurs commerces sont en réelles difficultés, tandis que les plus chanceux ont drastiquement réduit le rythme de leurs importations. «Alors que nous importions deux conteneurs par mois auparavant, aujourd’hui nous nous contentons d’un seul sur une période identique ou carrément sur deux mois», confie un importateur basé à Dar Bouazza.

C’est dire que même en l’absence de législation interdisant catégoriquement l’importation de pièces de récupération, les normes de plus en plus verrouillées et les mesures qui y sont annexes ont balisé le terrain pour leur interdiction définitive, au grand dam des importateurs.

Source: La Vie éco par Naoufel Darif
Le: 30/10/2013

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