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Un stock de 120 millions de litres de lait pour Ramadan
stock laitIl n’y aura pas d’importation de lait pour Ramadan qui doit débuter le 9 ou le 10 juillet, contrairement à l’année dernière au cours de laquelle les pouvoirs publics avaient autorisé l’importation de 20 000 tonnes d’UHT en franchise de droits de douane pour la période du 15 juillet au 15 août. A la Centrale laitière, leader du secteur avec 60% des parts, les dispositions ont été prises pour constituer un stock permettant de faire face à la forte demande durant le mois sacré. En effet, l’entreprise qui avait importé, explique son DGA, Abderrahmane Tarabi, 15 000 tonnes de lait sur un volume global de 16 000 tonnes importées, dispose aujourd’hui, et à 15 jours du Ramadan, d’un stock de deux mois. Chez Copag, producteur de la marque Jaouda, on signale, sans pour autant avancer de chiffres, que le stock constitué pour le mois sacré est en hausse de 40% par rapport au stock normal de la coopérative.

En tout, le Maroc dispose d’un stock de 120 millions de litres, dont 96 millions de lait frais pasteurisé et de 22 millions de litres de lait UHT. Les industriels laitiers sont donc sereins parce qu’ils ont anticipé une demande en augmentation de 60% par rapport à un mois normal. Selon les statistiques des professionnels, les Marocains consomment 2 millions de litres de lait frais pasteurisé par jour. Le volume de lait UHT, dont la consommation progresse de 50% pendant Ramadan, se situe entre 400 000 et 450 000 litres par jour.

Il est à noter qu’en dépit de l’augmentation de la consommation de lait pendant Ramadan, les Marocains n’en sont pas globalement de gros consommateurs. Ainsi, la consommation moyenne par habitant varie de 45 à 50 litres par an. Le pays est donc bien en deçà de la norme recommandée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui est de l’ordre de 90 litres. Ce qui le place également bien loin derrière les pays développés où la consommation de lait par habitant est de l’ordre de 110 litres par an.

Le circuit du colportage représente 20% du marché

Pour les années à venir, les professionnels soulignent qu’il n’y aura pas, sauf en cas d’aléas climatiques défavorables, de déficit en lait en raison de la coïncidence de Ramadan avec la période de haute lactation qui s’étale du 1er février au 31 juillet. Il importe de rappeler qu’en 2012, le déficit n’était pas dû à la basse lactation ni au climat, mais plutôt à la baisse des achats de lait en poudre utilisé dans la fabrication des dérivés laitiers. Cette baisse des importations, justifiée par la flambée du cours mondial du lait en poudre, a contraint les industriels à utiliser le lait frais, ce qui n’avait pas été sans impact sur les stocks.

L’offre globale en lait est évaluée, selon le ministère de l’agriculture, à 1,93 milliard de litres de lait (pasteurisé et UHT) par an. Ce qui permet de couvrir à hauteur de 120% les besoins du marché qui sont de l’ordre de 1,60 milliard de litres. Le lait usiné représente 80% du marché et le circuit du colportage (vente directe de lait ou bien via les mahlabates) représente 20%. Une part que les professionnels voudraient bien voir se réduire. Et pour cela, ils n’hésitent pas à accompagner leurs réseaux d’éleveurs. C’est un point essentiel dans la stratégie de la Centrale laitière qui révise régulièrement le prix du litre de lait payé aux éleveurs. Après une augmentation en 2011, la filiale du groupe français Danone procédera, annonce M. Tarabi, à une revalorisation du prix en août 2013. Aujourd’hui, le prix au litre payé à l’éleveur est de 3,50 DH pendant la période de haute lactation et de 4 DH au cours de six mois de basse lactation. La modulation du prix en fonction des périodes de lactation, expliquent les responsables de la Centrale laitière, permet directement de maintenir le revenu des éleveurs, quelle que soit la période, et, indirectement, dissuadera les éleveurs d’alimenter le circuit du colportage. Cette société travaille, rappelons-le, avec un réseau de 120 000 éleveurs implantés dans les régions du Gharb, de Saïss, Chaouia, Tadla et du Haouz. Elle dispose de 1 700 centres de collecte qui lui permettent de collecter 20 à 22% de la production nationale de lait qui a atteint 2,4 milliards de litres en 2012.

Outre l’effort effectué sur le prix versé aux éleveurs, le leader du secteur laitier importe également des génisses qu’il vend aux mêmes éleveurs, contribuant ainsi au développement du cheptel. Entre janvier et juin 2013, il a importé 1 000 génisses. D’autres opérations sont prévues d’ici la fin de l’année. «L’importation des génisses est primordiale pour le développement de la filière dans la mesure où elle permettra de réduire la dépendance du marché mondial», explique le DGA de la Centrale laitière.

Source: La Vie éco par Aziza Belouas
Le: 04/07/2013

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