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Le trafic de carburant algérien vers le Maroc pénalise les pétroliers marocains
les pétroliers marocainsLe trafic de carburant algérien vers le Maroc occasionne un manque à gagner d’un milliard de dirhams pour le chiffre d’affaires des sociétés pétrolières marocaines. Dans les villes algériennes proches de la frontière, la colère contre ces hallaba qui vendent l’essence algériens au Maroc est à son comble. La tension sur les carburants est de plus en plus perceptible à l’approche des vacances d’été.

Dans l'Ouest algérien, avec le début de la saison estivale, la tension dans les sations-service commence à se faire sentir. Les automobilistes, les transporteurs et les agriculteurs sont les victimes collatérales de l'activité débordante des fameux ''hallaba'' (littéralement les trayeurs), nom donné aux frontaliers s’adonnant au trafic d’essence et de gasoil algériens vers le royaume chérifien. Face à l'indigence de l'offre d'essence et de gasoil, les habitants des régions frontalières se déplacent souvent, durant la période estivale, vers les wilayas proches de Mostaganem, Mascara, Sidi Bel Abbes et Oran, y créant des tensions sur les carburants.

Dimanche dernier, un sit-in de protestation a été organisé à Tlemcen pour dénoncer le trafic de carburants algériens vers le Maroc. Le lendemain, lundi, devant le Parlement, le ministre marocain de l'Economie et des Finances, Nizar Baraka, a donné quelques chiffres édifiants sur les activités illicites des hallaba.

Du 1er janvier à fin mai 2013, a indiqué Nizar Baraka, près de 1,63 million de litres d'essence de contrebande en provenance d'Algérie a été saisie, contre 1,281 million de litres durant la même période de l'année 2012. 1.120 véhicules utilisés pour le transport du carburant de contrebande, a-t-il ajouté, ont été également saisis, contre 1.263 véhicules à fin mai 2012.

Le trafic de carburants entre l’Algérie et le Maroc représente, en chiffre d’affaires, un manque à gagner annuel d’un milliard de dirhams pour les sociétés pétrolières marocaines, selon Youssef Aherdan, secrétaire général du Groupement des pétroliers marocains (GPM), cité par L’Economiste. Pour lui, ''le phénomène est aujourd’hui à l’origine d’une baisse du chiffre d’affaires du secteur de 30% à 35%'' et cause une perte annuelle de près de 350 millions de dirhams pour la Douane.

Ce genre de trafic gagne, d’ailleurs, les régions de Meknès, Fès, El Hoceima et Taounate, loin de la frontière algérienne. Les réseaux illégaux ont ainsi débordé pour atteindre des villes comme Kénitra, voire Rabat, selon des médias marocains.

En l’été 2012, juste après l’annonce par le gouvernement de M. Abdelilah Benkirane de la hausse des prix à la pompe, des médias algériens et marocains avaient prévenu que cette décision allait provoquer une recrudescence des activités des hallaba, côté algérien, et des ''mouqatilates'' (voitures de trafiquants utilisées comme ''béliers'' lors de contrôles routiers) côté marocain.

Cette hausse des prix, pour rappel, avait porté le litre de gasoil à 8,15 dirhams, contre 7,15 dirhams auparavant, et celui du litre d’essence de 10,18 dirhams à 12,18 dirhams.



Les Tlémcéniens: ''Hallaba, dehors!''



''Basta Monsieur le wali, les hallaba dehors !'' Plus de 300 personnes, la plupart des propriétaires de voitures et de bus de transport, ont manifesté dimanche dernier devant le siège de la wilaya de Tlemcen pour exiger des solutions urgentes au manque de carburants dans la wilaya et la fin du ''règne'' des trafiquants d’essence et de gasoil vers le Maroc.

Le problème du manque de carburants dans les villes et villages algériens proches de la frontière algéro-marocaine est devenu tel qu'une pétition a été rédigée et publiée sur Internet via le réseau social Facebook pour inciter les autorités locales à intervenir. On peut y lire : ''Nous, habitants de la wilaya de Tlemcen, considérons que la contrebande institutionnalisée de carburants à destination du Maroc a assez duré. En signant cette pétition, nous demandons aux pouvoirs publics de prendre des mesures draconiennes pour mettre fin à ce commerce frauduleux, qui perturbe considérablement la vie des habitants de la région.'' Les signataires exigent également que le wali de Tlemcen revienne sur un arrêté qu’il a signé récemment, ordonnant le plafonnement des ventes de carburant pour les véhicules utilitaires à 500 DA et à 2.000 DA pour les camions.

Source: Maghreb émergent par Boualem Alami
Le: 27/06/2013

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