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Hamid Chabat réclame un remaniement ministériel
hamid chabatQUELQUES mois seulement après son élection à la tête du Parti de l’Istiqlal, Hamid Chabat, qui était l’invité du Club de L’Economiste hier, ne cède pas d’un iota sur ses positions. En tête, le remaniement ministériel, qui constitue selon Chabat «une revendication populaire». Pour lui, «cela est dans l’intérêt du Chef du gouvernement». Les discussions devraient commencer dès janvier. D’ailleurs, le patron de l’Istiqlal n’y va pas de main morte pour critiquer le rendement de l’équipe de Abdelilah Benkirane.

Celle-ci manque, selon lui, d’une «vision claire». Il pointe la lenteur des réalisations et la tergiversation de certains ministres. Chabat n’a pas hésité à critiquer les décisions de certains membres du gouvernement, notamment ceux en charge du Transport, de la Santé, ainsi que de l’Education nationale. «Certains ministres agissent en tant que techniciens, sans prendre en considération la dimension politique de leur mission», a-t-il déploré. Il n’a pas manqué de rappeler les «bourdes» de certains membres de l’équipe gouvernementale, notamment «les déclarations de Idriss Azami concernant la relation du gouvernement avec la CGEM». D’ailleurs, Chabat qualifie la tension entre l’Exécutif et le patronat de «grande erreur». De plus, il a confirmé son refus d’un ministère des Finances à deux têtes. Il l’avait clairement fait savoir lorsqu’il avait quitté la Chambre des représentants juste après l’intervention de Nizar Baraka, lors de la présentation du projet du budget (cf.www.leconomiste.com). «Il s’agit là d’un message politique qui traduit ma position sur cette question», a-t-il noté. Parallèlement, la tension qui rythme l’action de la majorité est due également à la nature de la charte gouvernementale qui, de l’avis de Chabat, «abonde de littérature». C’est pour cela qu’il faut changer de méthode en «fixant un calendrier pour la réalisation des promesses inscrites dans la déclaration gouvernementale», a-t-il estimé.

Chabat a également appelé le gouvernement à ouvrir un débat sur les sujets qui intéressent les citoyens, notamment la réforme de la Caisse de compensation, la refonte du système des agréments… Pour le patron de l’Istiqlal, un an après les élections, l’actuel gouvernement n’a pas pu faire mieux que celui de Abbas El Fassi. Il estime que l’équipe de Benkirane «n’a pas tenu ses promesses. Et nous avons assisté jusque-là à des annonces populistes qui n’ont pas eu d’effet sur la vie des citoyens ».

Le maire de Fès fait allusion aux mesures prises pour la baisse des prix des médicaments, ou encore de réforme du secteur du transport avec la suppression des agréments et leur remplacement par des autorisations basées sur des cahiers des charges. Il a déploré que «ces décisions ont été prises sans l’implication des autres parties prenantes, en tête les professionnels». Or, «cela a un effet sur le parti en tant que composante essentielle de la majorité», a estimé Chabat. C’est dans le cadre du renforcement de l’action gouvernementale que le remaniement prend tout son sens, de l’avis du patron du parti de Allal El Fassi. Sauf que Chabat, qui n’a pas caché son insatisfaction quant au rendement des ministres de son parti, serait également tenté de renforcer la présence de l’Istiqlal au sein du gouvernement. D’autant plus qu’il s’agit d’un parti arrivé 2e lors des dernières élections, avec 60 sièges parlementaires, qui a eu droit à un nombre de portefeuilles à peine un peu plus important que celui du PPS, qui a décroché 4 portefeuilles ministériels pour ses 18 sièges parlementaires. Toutefois, le patron de l’Istiqlal ne semble pas de cet avis. Il a avancé que ce qui l’intéresse, c’est «le rendement de l’équipe gouvernementale, plutôt que le nombre des ministres istiqlaliens».

D’ailleurs, il a déjà préparé «un mémorandum pour l’amélioration de la gestion gouvernementale, que nous allons discuter avec les autres composantes de la majorité». Car aujourd’hui, la menace d’éclatement plane sur la coalition menée par le PJD, avec un gouvernement à deux vitesses. D’un côté, le chef du gouvernement et les ministres Pjdistes. De l’autre, ceux des alliés. Cela témoigne de la difficulté à laquelle fait face Abdelilah Benkirane pour couper le cordon avec le parti. Sur ce point, Chabat a été on ne peut plus clair: «Abdelilah Benkirane doit être le chef de toutes les composantes du gouvernement». Mieux, il a ajouté que «le secrétaire général d’un parti doit démissionner de son poste s’il est nommé Chef du gouvernement». C’est ce qu’il compte faire si son parti remporte les prochaines élections. S’il n’a pas confirmé ses ambitions d’être porté à la tête du gouvernement issu des élections de 2016, il n’a pas non plus fermé la porte à cette possibilité. D’autant plus qu’il a réitéré sa volonté de passer la main à la tête du parti après un seul mandat. Après cette montée fulgurante jusqu’au secrétariat général de l’Istiqlal, Chabat serait certainement tenté de conduire le gouvernement en 2016.

Pour l’instant, une chose est sûre: le prochain remaniement se fera sans lui. Car, «je n’ai pas l’habitude de cumuler les mandats, et nous avons beaucoup de compétences capables de servir le pays». Le patron de l’Istiqlal s’est déjà mis au travail, en suivant les profils qu’il compte proposer lors du remaniement gouvernemental.

Source: L'économiste par Mohamed Ali MRABI
Le: 30/11/2012

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