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La protection des consommateurs au Maroc n’est pas une mince affaire
Sécurité alimentaireLa question de la sécurité alimentaire est depuis toujours un sujet sensible. Les risques liés à la consommation de produits non conformes ne s’arrêtent pas au stade de l’intoxication comme on pourrait le croire. Ils peuvent être bien plus graves. En effet, selon un responsable de l’ONSSA (l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires), l’organisme étatique qui assure le contrôle des denrées alimentaires aussi bien d’origine animale que végétale, «Les dangers qu’encourent les consommateurs vont de l’intoxication aux cancers (dus aux résidus des pesticides, contaminants et médicaments vétérinaires), en passant par les risques physiques tels la présence dans la nourriture d’objets durs ou pointus». Qu’en est-il de la sécurité sanitaire au Maroc ? Les efforts déployés en matière de sécurité alimentaire au Maroc sont-ils suffisants ?

Visiblement, la réponse est oui dans la mesure où les responsables de l’ONSSA se montrent rassurants. «Les inspecteurs de l’ONSSA disposent de toute la logistique nécessaire pour l’accomplissement de leurs missions d’inspection et de contrôle. Aussi, ils bénéficient de façon régulière de cycles de formation continue pour la mise à niveau de leurs connaissances en matière de contrôle sanitaire et phytosanitaire des denrées alimentaires encadrée par des experts dans des domaines spécifiques de chaque secteur d’activité», explique-t-on du côté de l’office. Du côté de la Fédération marocaine des droits du consommateur (FMDC), l’optimisme semble être de mise. Selon le Dr Bouazza Kherrati, le président de cette fédération: «l’ONSSA œuvre à la protection du consommateur marocain tout au long de l’année». Et d’ajouter toutefois avec une certaine réserve : «En tant que Fédération marocaine des droits du consommateur, nous constatons des insuffisances dans certaines régions du Maroc. Mais à chaque appel de notre part, l’ONSSA répond présent et nous la remercions pour les efforts fournis en vue de répondre positivement aux plaintes des consommateurs».

Quid de la logistique
Afin d’offrir un service de proximité, l’ONSSA dispose de 10 Directions régionales coiffant 67 services vétérinaires provinciaux, 42 services provinciaux du contrôle des produits végétaux et d’origine végétale, 33 services provinciaux de la protection des végétaux, 14 antennes régionales de contrôle de semences et plants, 5 directions du contrôle et de la qualité aux frontières et 17 laboratoires d’analyses. S’agissant des ressources humaines, l’ONSSA dispose d’un capital humain comptant 2 243 agents réparti entre : 316 Ingénieurs, 286 médecins vétérinaires, 69 administrateurs et assimilés, 1 062 agents de maîtrise et 407 agents d’appui. L’Office est doté, par ailleurs, des moyens et outils nécessaires: «moyens de transport (véhicules de déplacement), matériels techniques pour effectuer les missions de contrôle sanitaire et phytosanitaire, matériels dédiés aux investigations analytiques (thermomètre à sonde, à pic et à infrarouge, sachets de prélèvements, glacière des prélèvements, matériel de scellé des prélèvements, les pH-mètres, laser-mètre, etc.)», ajoute notre source.

Travail continu et soutenu
Il faut souligner que l’ONSSA assure un travail quotidien pour la protection des consommateurs. Tous les produits alimentaires sont concernés. Durant la troisième semaine de Ramadan, à titre d’exemple, ses investigations ont abouti à la saisie et à la destruction de 578 kg et 199 litres de produits alimentaires d’origine végétale et
de 44 tonnes de produits d’origine animale impropres à la consommation dont, principalement: 235 kg de semoule et de farine, 85,5 kg de céréales, 64 kg de pâtes alimentaires, 15,75 kg de café, 38.32 kg de concentré de tomates, 36 kg d’olives, 93 litres de boissons gazeuses et soda, 30 litres d’huiles de friture et d’huile de table, 30 litres de jus de fruits et nectars,
16 747 kg de viandes rouges et produits à base de viandes rouges dont 1 403 kg de viandes rouges issus de l’abattage clandestin, 7 257 kg de viandes blanches, 160 262 unités de produits de la pêche, 1 532 kg de produits laitiers, 547 kg de produits de la ruche et 608 unités œufs de consommation. Les efforts fournis sont énormes, mais sans l’implication du consommateur, ils ne produiront guère l’effet escompté. La FMDC et l’ONSSA sont d’accord sur un point: les consommateurs doivent être vigilants et éviter absolument les lieux de vente clandestins.

Le Dr Kherati est catégorique : «En termes de quantité, les tonnages saisis par rapport à ceux commercialisés restent très infimes puisque l’informel échappe aux différentes tournées de contrôles. Et cela nous interpelle à renforcer la sensibilisation des consommateurs en leur demandant de ne pas acheter les denrées alimentaires et plus particulièrement celles d’origine animale des marchands ambulants. Car le risque de consommer des produits avariés est énorme». Même son de cloche du côté de l’ONSSA qui affirme : «Les citoyens sont invités à s’approvisionner en produits alimentaires d’origine connue auprès des points de vente fixes et identifiés. Ils doivent acheter ou consommer des produits alimentaires que proposent les magasins qui respectent la chaîne de froid et les conditions générales d’hygiène et de propreté. Les citoyens doivent être vigilants et vérifier l’origine, l’étiquetage et les conditions de stockage des produits alimentaires». Car, selon nos interlocuteurs, intoxication ne signifie pas forcément «contrôle défaillant».

Source: Le matin
Le: 24/08/2012

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