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Aïn Diab est une destination pour toutes les catégories sociales
aindiabLes Casablancais n’ont pas l’embarras du choix en espaces de loisirs. La majorité favorise la destination Aïn Diab pour respirer un peu d’air frais et se divertir. Le jeûne n’empêche pas les amoureux de la mer d’y trouver refuge. Ils n’y viennent pas forcément pour bronzer. Certains d’entre eux jouent au football alors que d’autres préfèrent courir ou marcher. Les citadins en quête de fraîcheur affluent en grand nombre à Aïn Diab, notamment le week-end, pour échapper à la chaleur et au stress de la vie quotidienne.
Des jeunes et moins jeunes, surtout les hommes, passent leur journée à nager. «Chaque dimanche, je viens avec mes enfants âgées de 6 et 4 ans à Aïn Diab. Je préfère cette plage pour sa proximité du centre-ville et aussi sa propreté. Les enfants peuvent y jouer tranquillement malgré les multiples matchs de foot qui se déroulent à côté», nous confie une jeune maman. D’autres parents accompagnent également leurs petits à Aïn Diab. Ils les initient à la natation et profitent des «longues journées» de Ramadan pour passer des moments agréables avec eux. «Le jeûne ne doit pas nous priver des petits plaisirs de la vie. En outre, le fait de se baigner aide à s’hydrater», affirme une jeune fille qui nage avec une robe longue. «Je préfère venir à la plage en Ramadan parce que j’ai toute la journée pour m’amuser et faire du sport. Parfois, je rentre chez moi quelques minutes après la prière d’Al Maghrib», ajoute un autre homme quadragénaire.
Les sportifs envahissent la plage

Les habitués de Aïn Diab créent une ambiance joviale tout au long de la journée. Ceux qui préfèrent préserver leur énergie s’adonnent à la pêche ou s’assoient tout simplement dans des cafés improvisés le temps de la saison estivale. «Je viens presque un jour sur deux à la corniche, mais pas avant 17h. J’ai largement le temps de marcher et jouer un match avec mes enfants. Je ne rentre qu’une fois les embouteillages décongestionnés», nous confie un jeune père de famille. Les piscines privées de Aïn Diab ont également la cote. «Je préfère venir à la piscine parce que je peux nager et me relaxer tranquillement loin des sportifs qui ne laissent pas d’espaces pour les autres estivants. Mieux encore, je peux y porter mon maillot de bain tranquillement», nous confie une jeune en visite à Casablanca. En effet, les matchs de foot et les chevaux obligent les amoureux de Aïn Diab à se retirer loin de la mer au risque d’être blessés. «Les autorités devraient songer à réserver une partie de la plage aux matchs de foot afin d’assurer plus de liberté et surtout de tranquillité aux autres estivants», affirme un habitué de ladite plage.
Les triporteurs à la rescousse des estivants

Aïn Diab attire des populations de toutes les catégories sociales. Si après des moments de détente, de natation ou de sport, certains habitués de la corniche prennent la route au bord de leurs voitures, d’autres commencent un vrai parcours de combattant. Plusieurs jeunes sont obligés de marcher et souvent courir pour avoir les derniers bus qui desservent leurs quartiers. Souvent bondés, ces deniers sont loin d’être le meilleur moyen de transport à privilégier après une journée à la plage. Face à la rareté des bus, un autre moyen de transport devient de plus en plus en vogue à Aïn Diab.
Il s’agit des triporteurs qui desservent surtout les quartiers défavorisés de la métropole. «Je rends service à la population. En plus, les gens n’ont pas à supporter la chaleur, l’encombrement et les mauvaises odeurs des bus», affirme le conducteur d’un tricycle. Les grands taxis viennent aussi à la rescousse des personnes qui n’ont pas de voitures. Néanmoins, il faut avoir le souffle pour courir et surtout pour se battre afin d’avoir une place dans ce moyen de transport en commun.
«Si je ne prends pas ce taxi, je risque de faire la rupture du jeûne dans la rue. Avec 10 dirhams en poche, je ne crois pas que ce serait possible», affirme un jeune Casablancais en courant. Faire la rupture du jeûne à l’extérieur n’est pas une mauvaise idée, si on a les moyens bien sûr. A Aïn Diab, beaucoup de cafés proposent des menus ou buffets «f’tour» à partir de 75 dirhams. Ce repas peut coûter plus de 300 dirhams. Les tarifs dépendent des mets et surtout de la vue proposés. A Aïn Diab, chacun choisit la formule qui lui convient.
Tapage nocturne

Cette fameuse plage attire jour et nuit les Casablancais, mais aussi les touristes venus de tous les coins du monde. Chacun y trouve son passe-temps favori. Le week-end, on y constate un mélange unique et décontracté de genres et de classes. Une grande marée humaine se déverse sur Aïn Diab, notamment le soir. Ainsi, plusieurs cafés ouvrent après le «f’tour». Ils proposent des soirées animées par des artistes connus et moins connus. Néanmoins, les personnes habitant à Aïn Diab se plaignent des nuisances sonores. «Chaque été, les cafés temporaires installés sur la plage de Aïn Diab transforment la corniche de Casablanca en un véritable cabaret à ciel ouvert, déversant leurs flots sonores continus jusqu’à 3h du matin tous les soirs de juillet à septembre et provoquent ainsi une véritable nuisance qui porte atteinte à notre vie familiale et professionnelle. Cette situation insoutenable crée même un problème de santé publique et oblige certains riverains à recourir à des sédatifs.
Ce qui est plus grave, c’est que cette agression sonore se poursuit et s’accentue encore pendant le mois de Ramadan empêchant les riverains de vivre pleinement et en toute sérénité ce mois sacréé», déplore le syndicat de la copropriété d’Onzac, Lotissement Sindibad. Ce dernier souligne que l’article 47 de la loi 11-03 interdit et sanctionne toute forme de nuisance sonore. «Malgré le fait que les autorités locales aient été saisies à maintes reprises, la situation perdure et s’aggrave d’année en année privant ainsi les riverains de leur droit élémentaire au sommeil», apprend-on de même source. Face à cette situation, les habitants demandent aux autorités de faire appliquer la loi. Les citoyens se plaignent également des étalages des marchands ambulants. Ces derniers occupent illégalement les trottoirs réduisant ainsi l’espace réservé aux piétons à la moitié si ce n’est moins.

Source: Le Matin
Le: 19/08/2012

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