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Argent: 32% des revenus des Marocains vont aux crédits
revenus des marocainsLa dette bancaire des ménages continue d’augmenter à un rythme soutenu. En 2011, elle a enregistré une progression de 8,4% pour atteindre 234 milliards de DH, selon les derniers chiffres communiqués par Bank Al-Maghrib. Certes, cette hausse est de moindre ampleur que celles des années précédentes puisqu’elle a été de 9,2% en 2010 et de plus de 12% en 2009. Mais le taux d’endettement des ménages par rapport à leurs revenus déclarés aux établissements de crédit continue de croître, et la banque centrale surveille de près cet indicateur car il présente un facteur de risque pour le système bancaire et pour l’économie dans sa globalité. En 2011, le taux d’endettement a augmenté de 2 points. Toutefois, à un niveau de 32%, l’Institut d’émission estime que ce niveau d’endettement demeure contenu et ne présentant, pour le moment, aucun risque notoire.

Quoi qu’il en soit, en dépit d’un contexte marqué par un resserrement des liquidités bancaires et par un recours de plus en plus important aux avances de Bank Al-Maghrib, la majorité des banques de la place n’ont pas manqué de maintenir inchangées leurs conditions d’octroi des crédits aux ménages, ce qui a impacté favorablement leur rythme de financement de cette catégorie de clients. D’ailleurs, l’encours de leur dette a représenté 29% du PIB en 2011, enregistrant ainsi une hausse d’un point par rapport à 2010. De même, les 234 milliards de DH de crédits aux ménages représentent 32% de tout l’encours des crédits du système bancaire, une part quasi stable par rapport à 2010.
La structure de la dette bancaire des ménages est répartie entre 61% pour le crédit à l’habitat, gagnant un point d’une année à l’autre au détriment du crédit à la consommation qui a vu sa part s’établir à 39%.

71 300 nouveaux bénéficiaires de crédits au logement en 2011

Comment ont évolué les crédits habitat au cours de l’année 2011 et dans quelles conditions ? Qu’en est-il du crédit à la consommation ?
Le crédit immobilier, qui englobe le prêt à l’habitat et celui à la promotion immobilière, a marqué une progression de 9,6% à fin 2011 contre 9,2% une année auparavant. L’encours sain a ainsi atteint 206 milliards de DH, soit 26% du PIB en cette année, tiré essentiellement par la croissance enregistrée par l’encours des crédits à l’habitat. En effet, au moment où les prêts à la promotion immobilière ont progressé de 7,4% en 2011, s’établissant à 68,9 milliards de DH, ceux destinés aux ménages ont totalisé 137 milliards de DH, en hausse de 10,8% par rapport à 2010.

Il faut noter toutefois que la croissance du crédit à la promotion immobilière s’est accélérée puisque celle-ci était d’à peine 2,2% en 2010. Cette performance trouve son origine dans les mesures fiscales avantageuses accordées en 2010 par les pouvoirs publics aux promoteurs immobiliers en vue de relancer l’habitat social. Par conséquent, ces derniers ont renforcé leur rythme de production de logements dans le segment social, ce qui a par la même occasion augmenté la demande de crédits à l’habitat. A cet effet, la production de ces prêts sur l’année a totalisé un montant de 26,5 milliards de DH, en hausse de 1,2%, soit la même cadence que l’exercice précédent.
Il y a lieu de noter que ce sont les flux des crédits à l’habitat soutenus par l’Etat (Fogarim, Fogaloge et Fogalef) qui ont le plus contribué à la hausse de la production de crédits logement en 2011. Ils se sont accrus de 21% contre une baisse de 1% pour les prêts contractés librement. Cela étant, ces derniers continuent de présenter la grande part de la production des crédits avec 86% du total contre 14% pour les premiers. En termes d’encours, les prêts libres représentent 81% du total des crédits logements, contre 19% pour les prêts soutenus par l’Etat.

Si la production de crédits destinés à l’acquisition a enregistré une hausse de 1,2%, le nombre de nouveaux contractants, lui, a connu une progression plus importante, contrairement à la tendance observée une année auparavant. C’est ainsi qu’il a atteint 71 302 clients, en hausse de 6% par rapport à l’exercice 2010 qui a accusé un repli de 4%. Dans le détail, les prêts garantis par les pouvoirs publics ont augmenté de 14% contre seulement 4% pour les prêts libres.
Par ailleurs, alors que le montant moyen des crédits immobiliers libres s’est replié de 5%, à 433 000 DH, celui des prêts garantis par l’Etat s’est hissé à 198 000 DH, enregistrant une croissance de 6%. Cette performance n’a pas eu d’effet sur l’évolution du montant moyen de l’ensemble des prêts immobiliers du fait du poids des prêts libres dans l’encours des crédits totaux distribués. Ainsi, le montant moyen des prêts immobiliers, toutes catégories confondues, a accusé une baisse de 5%, à 490 000 DH.

91% des crédits à l’habitat sont accordés à taux fixe en 2011

Autre caractéristique, les Marocains préfèrent de plus en plus opter pour un crédit à taux fixe. Du coup, la part de ce type de crédits ne cesse d’augmenter dans les crédits immobiliers globaux, au détriment des prêts à taux variable. En effet, les nouveaux crédits distribués au titre de l’année écoulée ont été octroyés à hauteur de 91% à taux fixe, contre 84% une année auparavant. En termes d’encours, leur part continue naturellement d’augmenter. Elle s’est élevée à 76% à fin 2011, soit 6 points de plus que l’année d’avant, ramenant ainsi la part des crédits à taux variable à 24%. Cet attrait pour le taux fixe s’explique par la pression exercée sur les taux des bons de Trésor de longue maturité, sur lesquels étaient indexés les taux variables avant 2011, dans un contexte de besoins de financement grandissants de l’Etat. Et même après le changement de la référence des crédits à taux variable par Bank Al-Maghrib, qui est désormais le taux moyen pondéré du marché interbancaire, les emprunteurs préfèrent toujours opter pour le taux fixe, compte tenu des tensions sur les liquidités.

Cela dit, malgré ce contexte, le taux moyen pondéré appliqué par les banques pour les crédits à l’habitat n’a pas augmenté. Il s’est ainsi fixé à 5,56% en 2011, enregistrant une diminution de 12 points de base. Dans le détail, 63% des crédits immobiliers sont octroyés à des taux variant entre 4 et 6% et 27% des prêts le sont à des taux compris entre 6 et 8%. Soulignons que la part de ces derniers a reculé de 10 points sur une année glissante au profit des premiers. Pour les 10% des crédits immobiliers restants, les taux pratiqués commencent à 8% et peuvent aller au-delà de 12%.

Pour sa part, la durée correspondante aux crédits destinés à l’habitat s’est légèrement étendue. De 17 ans en moyenne, en 2010, elle s’est allongée de 3 mois et demi. Elle est portée surtout par les crédits d’une durée comprise entre 10 et 20 ans qui accaparent 41% des crédits globaux. Elle est talonnée directement par les crédits dont la durée est supérieure à 20 ans avec une part de 39%. Par contre, ceux accordés à des durées entre 5 et 10 ans ne représentent que 17% du total prêts à l’habitat.
De manière générale, la répartition des crédits à l’habitat distribués par zone géographique montre que les régions de Casablanca et Rabat centralisent la plus grande part de marché. Elle s’est établie à fin 2011 à 53% avec 38% pour le Grand Casablanca et 16% pour Rabat-Salé. Cela étant, cette part est en retrait au profit des autres villes du pays. En effet, la part du Grand Casablanca va decrescendo d’une année à l’autre puisqu’elle était de 48% il y a cinq ans, soit 10 points de plus que cette année.

Source: La vie économique
Le: 24/07/2012

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