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Tramway Casablanca pour une deuxième ligne
tramway casablancaL’appétit vient en mangeant. La première ligne du tramway de Casablanca n’est même pas encore achevée qu’un appel d’offres portant sur la mise en place d’une seconde ligne a été lancé hier, mardi 15 novembre.

Les 5 lignes identifiées en 2008 n’étant plus d’actualité en raison de l’augmentation du trafic, l’objectif de cet appel d’offres sera justement de déterminer quel tronçon est devenu prioritaire. Réuni avec la presse pour donner l’état d’avancement et surtout recueillir les impressions concernant les désagréments causés par les travaux de ce méga-chantier, Youssef Draïss, directeur général de Casa Transport SA, maître d’ouvrage du tramway de Casablanca, a également éclairci de nombreuses zones d’ombre. Si le prix du ticket n’est pas encore définitivement fixé, une étude tarifaire est en revanche déjà en cours. «Nous avons mené des enquêtes qualitatives auprès d’échantillons représentatifs des potentiels utilisateurs du tramway afin de déterminer le prix psychologique qu’ils sont prêts à mettre dans un billet», explique Draïss. Et les Casablancais sont formels, ils ne sont pas prêts à investir plus de 5,50 DH dans un ticket de tramway, soit cinquante centimes de moins que le tarif «affiché» des taxis blancs. Une question épineuse à laquelle le maître d’ouvrage ne peut que suggérer des solutions, étant donné que le prix d’équilibre pour la société se situe à exactement 7 DH.

Pour rappel, les responsables du tramway de Rabat ont dû réviser ce prix à 6 DH, lors de la rentrée, afin de redonner un nouvel entrain aux utilisateurs qui avaient boudé ce moyen de transport. «Le gap est effectivement énorme et le seul moyen d’arriver à un compromis serait de subventionner le système de transport en commun, à l’instar des villes du monde entier», avance Draïss, qui fait même allusion à la possibilité pour les pouvoirs publics de mettre en place un fonds dédié au transport en général. A ce propos, il rappelle la multiplicité d’intervenants dans l’octroi de licences ou d’agréments de transport qui favorisent le cafouillage.

Des autorisations qui sont tantôt octroyées par le ministère de l’Equipement (les 1.000 petits cars de transport scolaire à Casablanca), tantôt par la ville (comme pour les bus) ou encore par l’Intérieur quand il s’agit de taxis. Un défi qui s’ajoute à un autre majeur pour le tramway de Casablanca, celui de l’interconnexion entre les différents modes de transport, comme nous le soulevions déjà dans notre dossier Casablanca paru le 13 octobre dernier. Hormis la complémentarité entre les dessertes de bus et les arrêts du tramway, sans oublier les chantiers futurs des métro et RER (si le tram s’arrête à la fin de l’avenue Mohammed V, c’est parce qu’il y aura une station souterraine du RER à cet endroit), c’est tout le plan de circulation qui est à revoir, englobant aussi bien les feux rouges que les parkings. Cette opération de communication, menée par Casa Transport à travers l’agence Mosaïk, a également permis de répondre à un certain nombre de points encore en suspens avec toute la transparence dont l’entreprise se targue. Des questions que tout le monde se pose et dont voici quelques réponses:

- Quelle billetterie pour le tram?
Casa Transport réfléchit actuellement avec la société M’dina bus à la mise en place d’un ticket unique qui serait utilisable aussi bien dans les bus que le tramway et qui serait valable pour une durée d’une heure entre les deux moyens de transport. Exactement comme en Europe. La difficulté de ce projet réside dans la détermination du temps passé dans chacun des moyens de transport, afin de prélever la part due à chacun. A suivre.

- Y aura-t-il une offre en parking suffisante?
Pour l’heure, des négociations sont menées avec le Technopark qui a prévu un parking souterrain et qui pourrait également servir aux utilisateurs du tramway qui habitent hors ville. Dans le détail, il y aurait probablement un billet unique de parking qui permettrait de prendre le tramway gratuitement. Mais ce ne sont là que de simples éventualités. En revanche, pour les autres entrées de la ville, la possibilité de trouver un parking est quasi-nulle en raison de la carence, sinon de la cherté du foncier.

- Quel moyen de transport emprunte quelle voie?
Les différents partenaires travaillent de concert pour une nouvelle configuration des dessertes de lignes d’autobus, certaines étant occupées aujourd’hui par le tramway. Il est question donc d’attribuer de nouvelles zones aux autobus. L’étude est menée par le ministère de l’Intérieur, M’dina bus et Casa Transport.

- Combien de personnes seront recrutées et quelle formation auront-elles?
Il y actuellement 2.000 personnes travaillant sur les chantiers. Et Casa Transport compte recruter 700 personnes pour l’exploitation, la maintenance, le contrôle et la conduite (des chauffeurs de bus, reconvertis en conducteurs de tram). Leur formation démarre dès début 2012, une partie avec l’OFPPT, l’autre éventuellement avec l’ONCF comme cela fût le cas pour le tramway de Rabat. D’ailleurs, Casa Transport compte bien profiter de l’expérience r’batie au niveau de la gestion des chantiers, de la maintenance ou encore de l’agencement.

- Quels moyens de surveillance dans les rames?
Des brigades de surveillance seront mises en place au cours des premiers mois d’exploitation du tramway. Elles devraient être présentes de 5h30 à 22h30 dans toutes les stations.

- Hormis les désagréments des chantiers, quel impact positif du tram?
Le prix de l’immobilier a connu une croissance exponentielle à Sidi Moumen. Les appartements mitoyens aux travaux ont vu leur prix passer de 6.000 à 10.000 DH depuis le début des travaux à aujourd’hui.

- Pas de retard sur la livraison?
Les délais sont bel et bien maintenus et le tramway devrait être mis en circulation dès le 12/12/2012. Pour l’heure, le maître d’ouvrage dit n’avoir aucun souci de réalisation ni de coûts.

- Que se passe-t-il en cas d’accident avec le tramway?
La procédure est tout à fait normale parce que le tramway est considéré comme un simple véhicule et assuré en tant que tel. Lors d’un accident avec dégâts matériels, ou plus grave, la police doit venir constater, puis un PV doit être établi. Et la justice suit bien entendu son cours.

- De quelle manière sont gérés les travaux des carrefours?
Les carrefours sont réalisés en 2 week-ends seulement et ne sont fermés à la circulation que pendant la nuit durant ces week-ends. Contrairement à toute la ligne, au niveau du carrefour, les rails sont déjà coulés dans du béton, donc les travaux ne consistent qu’à creuser et à les placer.
D’ailleurs, ils sont amovibles et peuvent être déplacés en cas de construction de ponts à l’entrée sud de la ville.

- La paralysie du conseil de la ville handicape-t-elle l’avancement du projet?
Non, puisque les grandes décisions inhérentes au projet tant en termes de financement que de travaux ont été prises en 2009. Un reporting est régulièrement effectué aux autorités même en l’absence de tenue du conseil, et lorsque le besoin de communication se pose, recours est fait à la presse.

Source: L'économiste
Le: 17/11/2011

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