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Kounouz Biladi expliqué aux Marocains
kounouz biladiLa direction de l’Office du tourisme a pris acte des faits. «La grande difficulté rencontrée aujourd’hui pour le tourisme interne est réellement l’inadéquation entre l’offre et la demande, notamment en terme de type d’hébergement et de budget voyage». Le management de l’Office sait que la situation globale du secteur est loin d’être rassurante.
Il est vrai que l’année a démarré en trombe. A fin avril, la progression des arrivées était de 11% par rapport à 2010. Mais «cet index aurait pu être plus important si certains segments, tel que le tourisme d’affaires, n’avaient pas été fortement affectés par les événements géopolitique de la région». Le directeur général de l’ONMT, Hamid Addo semble s’affranchir du discours officiel bourré de langue de bois dans ce secteur où les vraies statistiques le disputent à la sous-déclaration des hôteliers.
Il est également vrai que l’élan du secteur en ce début d’année a été stoppé net par l’attentat du café Argana Marrakech. Les arrivées internationales ont enregistré un recul de 4% à fin juin. En conséquence, l’ONMT a décidé de promouvoir différemment la destination. «Nous avons opté pour une communication événementielle et institutionnelle, plutôt que publicitaire. Nous avons stoppé nos campagnes de communication standard, inaudibles et incongrues après cet événement terroriste, au profit de l’organisation d’événements à Marrakech pouvant attirer une bonne couverture médiatique internationale». Une démarche qu’apprécie Amal Karioune, patron de l’agence de voyages Majestic Tours, estimant tout de même qu’«on ne doit pas considérer le tourisme interne comme la 5e roue du carrosse». Pour lui, «les responsables politiques du tourisme ne se rappellent aux bons souvenirs du marché intérieur que si la conjoncture internationale est mauvaise». Ce qui ne garantit pas forcément un «matelas au tourisme marocain», contrairement à l’Espagne, l’Italie et la France où ce segment peut représenter jusqu’à 70% des arrivées. Au Maroc, ce ratio n’est que de 30% pour les arrivées hôtelières et 20% des nuitées. En cause, «l’absence de réelle politique sur la durée», déplore Karioune qui laisse entendre que si les hôteliers n’adhèrent pas à Kounouz Biladi, c’est parce que «l’offre est perçue comme un bouche-trou».

Addo, lui, persiste à dire que «le tourisme interne est à promouvoir au même titre que les marchés internationaux». Certes, la demande y est différente, les besoins aussi, mais l’apport du tourisme interne est tout aussi stratégique pour le secteur.

Source: L'économiste
Le: 14/07/2011

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