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Choisir une filière après le baccalauréat
baccalauréat au maroc«Je pense que je vais opter pour la branche commerciale», «Je veux faire des études en ingénierie», «J'adore l'électronique», «Il n'y a pas mieux que la branche de communication et marketing»… les avis divergent, certes, néanmoins, le plus important pour les étudiants est de choisir l'orientation qui offre une intégration professionnelle garantie.

En effet, la plus grande frayeur des jeunes étudiants est de se retrouver au chômage après des années d'efforts et d'études. Du coup, les lycéens essaient, le plus souvent, de choisir «Les branches» qui recrutent, même s'il ne s'agit pas vraiment de leurs domaines de prédilection. «Je compte faire des études en électronique. C'est vrai que je suis littéraire, mais je ne crois pas que ce sera difficile», souligne Boutaina. Et d'ajouter : «Le plus important est de ne pas chômer après. L'électronique est une filière très demandée par les entreprises».

Mehdi a choisi le commerce, malgré son parcours économique. «Les commerciaux sont très prisés. Après deux ans d'études à l'Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail, je suis sûr de trouver un emploi», indique-t-il. «Mon frère a suivi le même parcours. Actuellement, il travaille dans une banque», ajoute-t-il, fièrement. Hasna a un autre son de cloche. Selon elle, c'est dans le secteur de la communication et du marketing que les offres d'emploi sont les plus nombreuses. «C'est vrai que j'ai suivi des études scientifiques, mais je me suis inscrite dans une école de communication et marketing», dit-elle.
Les bureaux de recrutement sont les témoins principaux des choix des jeunes, qui ne sont pas aussi divers que l'on pourrait le croire. Selon Kawtar Laanaya, consultante dans un bureau de recrutement, la plupart des demandes d'emploi touchent les secteurs financier, commercial, électronique et environnemental. «La plupart des curriculum vitae que nous recevons concernent le contrôle de gestion, le contrôle de finance, le commercial, les énergies renouvelables et l'électronique», affirme-t-elle. Outre la crainte de l'avenir, avant de faire un choix, les jeunes prennent également en considération le revenu de leurs parents, les résultats obtenus lors du cursus scolaire, les formations offertes sur le plan régional, sinon national, ainsi que l'influence de leurs pairs.

«J'aurais aimé faire des études à l'étranger, comme mes amis. Malheureusement, mes parents n'ont pas les moyens financiers nécessaires pour que je puisse réaliser mon souhait», souligne Marouane. Certains subissent également l'influence, si ce n'est le choix de leurs parents. Effectivement, beaucoup de parents, de nature autoritaire, choisissent l'orientation à la place de leurs enfants, ne laissant à ces derniers aucune liberté d'expression. «Mon père veut absolument que je fasse médecine», lâche Sanaa, 17 ans. Et d'ajouter : «J'aurais préféré suivre des études de commerce et de gestion. Mais il ne veut rien entendre». Mahmoud subit aussi la même pression. «Mon père veut que je fasse des études de droit. Il est avocat, alors il tient à ce que je reprenne le flambeau», indique-t-il.

D'autres jeunes, et ils ne sont pas minoritaires, n'arrivent pas à définir leurs choix de filières et décident donc de déposer des demandes d'inscription dans tous les établissements étatiques et privés pour des branches complètement différentes. «Je ne savais vraiment pas quoi choisir, alors j'ai décidé de laisser la chance décider de mon sort. Je me suis inscrite dans toutes les branches. On verra ce que le destin choisira pour moi», lâche Karima. «Je ne savais pas ce que je devais faire, alors j'ai postulé un peu partout», renchérit Meriem. Et d'ajouter : «Ce choix est trop important. Je ne peux pas le faire toute seule. On manque d'encadrement dans ce domaine».

La grande problématique de l'orientation réside effectivement dans le manque d'encadrement et d'information des jeunes. Malgré les portails sur le net et les forums organisés annuellement pour inciter les étudiants à choisir telle ou telle filière, ces derniers n'arrivent toujours pas à y voir plus clair. Alors, ils se lancent dans des projets qui ne sont pas adaptés à leurs profils.ils suivent des formations qu'ils trouvent ennuyeuses et se retrouvent aussitôt dans l'impasse. Ils accumulent les échecs ou, dans le meilleur des cas, obtiennent des diplômes sans vraiment les mériter et viennent grossir les rangs des chômeurs ou des incompétents.

Source: Le Matin
Le: 27/06/2011

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