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Des clandestins classe supérieure
ClandestinsIls ont des diplômes universitaires ou de la formation professionnelle. Le phénomène touche même les femmes enceintes et les mineurs.

L’émigré irrégulier est de plus en plus instruit, titulaire d’un diplôme universitaire et même de la formation professionnelle. Ce phénomène n’est plus seulement l’exclusivité des hommes et devient même de plus en plus mixte. Les femmes enceintes et les mineurs y participent aussi. Rien qu’en Italie, les mineurs non accompagnés étaient de l’ordre de 5.573 en 2005 dont 20,1% de nationalité marocaine. Ce qui en fait le groupe le plus fréquent après les Roumains. En 2007, les mineurs marocains représentaient près de 1.555 personnes dont 1.442 garçons et 113 filles. Chômage, sous-emploi, recherche d’une situation meilleure ou l’irrésistible attrait qu’exercent les pays européens… autant de raisons qui encouragent ce phénomène. Même si elle est difficile à quantifier, la migration irrégulière peut être évaluée via les statistiques sur les régularisations et les arrestations des personnes en situation illégale (voir infographie). Dans le dernier numéro «Les cahiers du plan», le HCP a analysé «la migration irrégulière au Maroc». Il s’est particulièrement attardé sur les chiffres des régularisations des Marocains en Espagne et en Italie, les deux destinations privilégiées des «irréguliers» d’origine marocaine.
Les statistiques officielles en Espagne rélèvent que le nombre de Marocains en situation régulière a augmenté de 87 fois en l’espace de 20 ans passant de 5.817 personnes en 1985 à 511.294 en 2005. Les opérations de régularisation ont engendré des flux relativement importants des Marocains vers ce pays. Idem en Italie où les opérations de régularisation, menées depuis 1986, ont permis à plusieurs Marocains d’intégrer le contingent d’immigrés légaux.
L’explosion de l’immigration clandestine a coïncidé avec la création de l’espace Schengen. Elle s’est amplifiée vers l’Espagne, via le détroit de Gibraltar. Une aventure risquée, assurée par les pateras, et qui a coûté la vie à des milliers de personnes. Aux candidats marocains, se sont joints les Subsahariens, lesquels ont fini par constituer la majorité des personnes concernées par ce phénomène.
Les statistiques sur les interceptions effectuées par les autorités marocaines montrent l’importance de l’émigration irrégulière entre 2000 et 2005. Elles sont passées de 24.245 cas en 2000 à 29.808 en 2005 avant de baisser à 16.560 en 2006 et 14.449 en 2007. Des résultats dus à l’intensification du contrôle aux frontières marocaine du nord. Une situation qui s’est, par la suite, soldée par une réorientation du mouvement vers les pays du Sud comme la Mauritanie et le Sénégal.
En 2009, 16.560 tentatives d’émigration clandestine, dont 9.469 concernent des personnes originaires d’Afrique subsaharienne, ont été avortées. L’année d’après, ce sont 14.449 tentatives qui ont échoué dont 7.027 concernent les Subsahariens.
Quant aux migrants qui ont réussi à atteindre les côtes espagnoles à partir du Maroc, ils ont vu leur nombre baisser en 2006 et 2007 respectivement de 57 et 32%. De fait, les autorités marocaines ont démantelé plus de 417 filières de trafic d’êtres humains en 2007 contre 381 en 2006. Par ailleurs, l’identification de la nationalité des clandestins étrangers pose souvent problème en raison de l’ambiguïté des déclarations. Selon l’association des familles victimes de l’immigration clandestine, le Maroc comptait un contingent de 10.000 à 15.000 migrants irréguliers essentiellement subsahariens en 2007. De son côté, l’Organisation internationale pour les migrations avance un chiffre qui varie entre 10.000 et 20.000 personnes.

Source: L'économiste par Khadija MASMOUDI
Le: 28/03/2010

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